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Rencontre avec Valentine Goby sur le blog de Bibliothèque

SAMEDI 5 MAI 2018, à la M.J.C. DE CARCASSONNE

 

RENCONTRE, conversation, lecture, débat AVEC VALENTINE GOBY, AUTOUR DE SES DERNIERS ROMANS, dont UN PAQUEBOT DANS LES ARBRES (Actes Sud, 2016)

 

Entrée libre et gratuite, apéritif offert

 

Valentine Goby est une écrivaine française née à Grasse en 1974. Après des études à Sciences Po, elle a vécu trois ans en Asie, à Hanoï et à Manille, où elle a travaillé pour des associations humanitaires auprès d'enfants des rues. Elle n'a jamais cessé d'écrire, et publie son premier roman en 2002 chez Gallimard : La Note sensible. Elle devient enseignante en lettres et en théâtre, métier qu'elle exerce en collège durant huit années avant de se consacrer entièrement à l'écriture, et à de multiples projets autour des livres : ateliers, rencontres, conférences, résidences d'écritures en milieu scolaire, en médiathèque, à l'université. Elle est actuellement maître de conférences à Sciences Po en littérature et ateliers d'écriture, et administratrice de la Charte des auteurs et illustrateurs pour la Jeunesse et présidente du Conseil permanent des écrivains. Outre ses 13 publications en littérature générale, elle écrit une œuvre importante pour la jeunesse.

Elle a reçu de multiples récompenses pour chacun de ses romans, en littérature générale et en littérature jeunesse.

Passionnée par l'histoire et par la transmission, la mémoire est son terrain d'exploration littéraire essentiel.

Enfin, en 2017, elle publie un essai littéraire remarquable : « Je me promets d’éclatante revanche » - Une lecture intime de Charlo Delbo,  L’Iconoclaste, 2017.

 

SES ROMANS :

La Note sensible, Gallimard, 2002, Folio n°4029

Sept jours, Gallimard, 2003, Folio n°5983

L’Antilope blanche, Gammilard, 2005, Folio n°4585

L’Échappée, Gallimard, 2007, Folio n°4776

Qui touche à mon corps je le tue, Gallimard, 2008, Folio n°5003

Des corps en silence, Gallimard, 2010, Folio n°5281

Banquises, Albin Michel, 2011, Le Livre de poche, 2013

Kinderzimmer, Actes Sud, 2013, Babel n°1300. Prix des libraires 2014 et autres nombreux prix

La Fille surexposée, Alma Éditeur (coll. Pabloïd), 2014

Baumes, Actes Sud Essences, 2014 (coll. Essences)

Un paquebot dans les arbres, Actes Sud, 2016

 

À PROPOS D’UN PAQUEBOT DANS LES ARBRES

Ce roman a reçu le Grand Prix SGDL de la Fiction 2017.

Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le cœur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

CE QU’EN DIT L’AUTEURE :

« Un désastre architectural m’offre le contexte de ce roman, une rencontre avec une femme incroyable en fait un chant d’amour. Le bâtiment est le jadis splendide sanatorium d’Aincourt, tombé en ruine au milieu de la forêt, dont la mémoire disparaît sous les gravats. L’histoire d’amour est celle d’une fille pour son père et pour sa famille, au début des années 1960.
La famille dont je parle tient un café au centre de La Roche-Guyon, et Paul Blanc est le centre du café. Il est la figure solaire qui attire tous les regards – joueur d’harmonica, clown, confident, ami fantasque et généreux jusqu’à l’inconscience – y compris celui de sa fille Mathilde, garçon manqué qui ne recule devant rien pour éblouir son père. Elle est la reine du royaume de La Roche, son fleuve, ses douves, ses ronciers, ses bois. Autour de Paul Blanc tournent deux autres enfants pareillement aimantés, et une épouse solide comme le roc. Nulle tragédie ne semble pouvoir venir à bout d’un tel amour, le plus grand amour, Mathilde en est sûre… pas même la tuberculose, qui fait une entrée fracassante dans leur existence et emporte tout, santé, travail, logement, les disloque entre services sociaux et sanatorium.


Mathilde devient le centre de ce corps éclaté. J’ai voulu, encore une fois, mettre en lumière l’extraordinaire capacité de résistance des plus éprouvés. Dans la France des Trente Glorieuses, de la Sécurité sociale et des antibiotiques, qui à certains donnent l’illusion de l’immortalité, la maladie reste, comme le dit Jean-Paul Sartre évoquant la peste, une exagération des rapports de classe. À force de volonté, d’abnégation et d’une audace qui frise le scandale, Mathilde tente de redonner dignité à ceux qu’elle aime. Mineure émancipée, rebelle à tout compromis liberticide (protection sociale contre docilité), elle porte les siens à bout de bras et incarne cette fille puissante et combative que commande l’étymologie de son prénom. Elle refuse la fatalité, la spirale de la dépossession, elle est l’enchanteresse, qui rallume les feux éteints et cherche sans cesse la joie.


Un tel projet ne va pas sans sacrifices. Mathilde a neuf ans au début de l’histoire, à peine dix-neuf au cœur de la tragédie. L’adolescente bouillonnante de vie s’abîme dans la mission qu’elle s’est donnée, écrasée de responsabilités qui ne sont pas de son âge. Ce sont des présences merveilleuses, parfois inattendues qui la relèvent et la sauvent : Jeanne la simplette du village qui ne craint pas les bacilles, Jacques le petit frère mélancolique, Walid le Marocain qui incarne une promesse d’évasion ; et surtout la directrice du lycée de Mantes-la-Jolie, qui lui ouvre les portes d’un monde plus vaste à travers les journaux, une langue et une géographie nouvelles, et notamment l’évocation de la guerre d’Algérie où résonnent singulièrement les mots « indépendance » et « liberté ».


Le « paquebot », c’est l’autre nom donné aux sanatoriums construits dans les années 1930, qui ressemblaient à de vastes navires avec leurs terrasses exposées plein sud et leur architecture massive. Cette évocation d’un bateau voguant sur un océan de verdure, de préférence à celle du sana en retrait du monde, dit à sa façon le désir de Mathilde de se hisser vers la lumière, en capitaine de vaisseau. »

 

LA PRESSE EN FAIT L’ÉLOGE :

Le quotidien national, Le Parisien - Aujourd'hui en France a décerné lundi ses Étoiles 2016 de la culture et de la télévision. Étoile du roman français : «Un paquebot dans les arbres» de Valentine Goby 

« LA FORCE D'UN CLASSIQUE. Tout allait bien chez les Blanc. Mais patatras. Pour un poumon mal soigné, la tuberculose s'est invitée, les parents ont été touchés et la honte s'est installée. Pestiférés, les Blanc, exilés dans le Val-d'Oise au sanatorium d'Aincourt, véritable paquebot dans les arbres. Inspiré d'un vrai témoignage, ce récit a la force des grands romans classiques à l'ancienne.
UNE ATMOSPHÈRE. Auteure d'une œuvre déjà conséquente dont une partie pour la jeunesse, Valentine Goby plonge dans le clair-obscur des années 1950 comme elle mettrait les mains dans le moteur d'une Simca Aronde. Son atmosphère est là, perceptible, cinématographique.
HOMMAGE AUX HUMBLES. Implacable, poignant, ce roman raconte une forme de cruauté ordinaire mais rend surtout hommage à la dignité et la force de résistance des humbles. » (Pierre Vavasseur, Le Parisien).


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Ajouté Mar 12

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